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15/12/2012

Chapitre 09: Mystères à rebondissements

« Demain est un mystère, pour tout le monde, et ce mystère doit provoquer le rire et l’envie, pas la peur ou le refus. », Marc Levy

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De retour, Bob se reconnectait sur la Toile.

Son fils avait baigné tout jeune dans l'informatique et connaissait les moyens de ne pas s'y perdre. Bob avait essayé quelques fois et avait très vite lâché prise pour les grands espaces loin des écrans trop noirs pour lui.

Son nouvel appétit tranchait mais cette fois, il acceptait d'y consacrer plus de temps. Son expert de fils en aurait été étonné et Bob riait en le pensant.

Jusqu'ici, il avait utilisé le laptop de Mary.

Contrairement à celui de Mary, celui de Pharmastore semblait encore sortir tout droit de son premier carton d'emballage avec l'adresse d'entrée, colée sous le clavier, pour atteindre le site commercial.

Le mot de passe précédant son nom "Manson" avec l'initiale «R». 

Ensuite le mot de passe. Miracle, cela répondait toujours.

Il pénétra sur le site interne de "Pharmastore". Il se félicitait de s'être exercé au préalable. Assez agréable et intuitif à consulter, se disait-il à première vue.

Certains liens vers différents noms de projets lui disaient quelques choses. Même si cela l'attirait moins, mais il s'y attarda.
Les objectifs et l'évolution de chaque projet permettait d'avoir une idée assez précise des progrès de chacun. Les formules chimiques ne s'y trouvaient pas mais tout était documenté.

Plus loin, sautant de lien en lien, le mot « MIND » apparut. Beau nom pour un projet, ne manqua-t-il pas de penser, mais pas moyen d'en savoir plus. 
Entre parenthèse «Memories of Individuals Naturally Dispatched». C'était tout. Aucun lien ne permettait d'y aller voir de plus près. Peine perdue. 

Bob passa le reste de la journée en passant d'un projet à l'autre.
Le projet « SIDA » était bien commenté. Il était clair qu'il était important, mais aussi qu'il végétait partiellement derrière des obtentions de brevets et d'accréditations.

Quand Mary rentra, elle ne put s'empêcher de lancer avec un humour non dissimulé :

-Depuis l'accident, j'ai un autre homme. Voilà qu'il s'intéresse à Internet, maintenant. Ce n'est plus de l'amour, c'est de la rage.

-Fous toi de moi. Je le mérite. Je n'ai jamais pris le temps, mais j'ai fait des progrès prodigieux en à peine quelques heures. Les moteurs de recherches sont tellement rapides et efficaces et n'on plus aucun secret pour moi, fit-il avec le sourire . 

-Je ne te le fais pas dire, mais tu n'as jamais voulu comprendre l'efficacité que tu pouvais en tirer.

Dans la soirée, le portable de Bob se mit à vibrer. Il sauta de sa chaise et pressa le bouton pour se mettre en communication. A l'autre bout, une voix qui lui était familière.

-Salut Bob, ici c'est Jim. Jim Darquette. Je ne te dérange pas ?

-Non, pas du tout. Je ne m'attendais pas à entendre ta voix de si tôt.

-Je comprends. Mais j'ai beaucoup de choses à ajouter depuis notre entretien. Es-tu seul ? Si ce n'est pas le cas, retéléphone-moi. Quand je dis seul, c'est seul, même sans ton épouse...

-Non, mais je vais aller au jardin. Comme il fait bon à l'extérieur, elle ne trouvera pas étrange que je le fasse, chuchota-t-il.

Quelques instants et Bob reprenait la conversation.

-Ok, je suis seul, vas-y.

-Désolé de devoir te demander cela mais, ce que je vais t'apprendre ne s'adresse qu'à toi. Ne le répète à personne. Moins, il y a de personnes au courant, moins il y a de risques de fuites et de risques tout court. Désolé d'imposer un tel traitement d'exclusion à ton épouse. Pas de nom. Je ne plaisante pas. Je ne pense pas que je sois sur écoute, mais il faudra que nos contacts soient les plus discrets et les plus brefs possible.

-Là, tu m'intrigues vraiment. Quand nous nous sommes quittés, je n'avais pas l'impression qu'il y avait beaucoup de secrets dans l'air entre nous.

-Tu as raison. C'était voulu. Les murs ont des oreilles. Je t'ai parlé d'un projet. Ce que j'en ai dit ne correspond pas totalement à la vérité de ce que j'en ai appris. Achète un autre portable et prends une carte prépayée, comme je le fais actuellement. Mon portable habituel, je ne l'utilise que pour le travail. Téléphone-moi demain, je serai chez moi. Ne m'en veux pas si je coupe ici, comme je ne connais pas la sécurité de ton portable. J'en ai déjà trop dit.

-Ok, J'ai relevé le numéro avec lequel tu m'appelles. Je t’appellerai demain dans la matinée. Ton affaire m'intrigue et m'intéresse à la fois. Je veux la tirer au clair. J'ai encore plus de raisons que toi pour le faire. Je ne t'ai pas tout dit, non plus. Je vis dans deux espaces-temps différents. Je connais des évènements que mes interlocuteurs devraient  connaître tout autant que moi puisqu'ils y étaient et pourtant, ils n'en laissent rien paraître. Par contre, une autre époque ancienne, me semble, elle, inconnue, perdue dans mes souvenirs. Mais... 

De l'autre côté, plus de tonalité, on avait déjà raccroché. Pas sûr que Jim ait tout entendu. Il devait avoir raison. Localiser des interlocuteurs prend un certain temps qu'il ne fallait probablement pas dépasser dans ce cas. 

Il rentra. La soirée se déroula sans plus aucun commentaire à ce sujet.

 

09:53 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

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